Le Sabotage amoureux

 

d’Amélie Nothomb - Editions Albin Michel

 


 

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Avec : Maroine Amimi, Stéphanie Blanchoud, Catherine Decrolier, Christophe Destexhe, Jessica Gazon, Ingrid Heiderscheidt  et Quentin Minon.

 

Adaptation, mise en scène et scénographie : Christine Delmotte

 

Direction technique et Eclairages : Nathalie Borlée Costumes : Cathy Peraux
Assistanat costumes : Dafni Stamatopoulos
Construction des décors et accessoires : Nicolas Spanoghe
Régie : Bruno Smit
Régie plateau : Pierre Hendrickx
Assistanat à la mise en scène :
Jean-Louis Fils
Assistanat général : Anna Giolo 

 

L'Auteur est représenté dans les pays de langue française par la SACD et les Editions Albin Michel.

 

DATES DE CREATION

 

Du 12/01 au 18/02/2011
Dimanches 29/01 et 12/02
Au Théâtre de la place des Martyrs

 

DATES DE TOURNEE

 

De Mars à Mai 2013

 

 

Prochainement sur scène...> voir agenda

Eprouver une passion fatale pour une petite fille au cœur d’un pays mythique (la Chine de Mao, vue du quartier clos des ambassades), tandis que font rage les combats d’une guerre sans merci que se livrent les enfants de diplomates – telle est l’expérience hors du commun vécue à sept ans par l’héroïne du "Sabotage Amoureux", Amélie Nothomb. Un conte cruel à l’intrigue mouvementée et à l’écriture ironique et provocatrice.

La matière des livres d’Amélie Nothomb est prélevée dans sa vie, mais si « les faits relatés sont vrais, [...] ça ne signifie pas pour autant que ce n’est pas un roman ». Dans Hygiène de l’assassin, il lui arrive aussi de se déguiser en [son] contraire : un vieux bonhomme obèse, très célèbre et mourant », pour dire tout ce qu’elle pense. Le déguisement est plus léger dans Le Sabotage amoureux : «  je n’ai même pas changé le nom des personnages » mais « c’est d’abord une écriture, donc un roman ». Un roman dont les héros sont des enfants de tous les pays âgés de 6 à 12 ans, livrés à eux-mêmes dans le monde clos du « ghetto » diplomatique. Comme tous les enfants du monde, ils jouent à la guerre, avec entrain et férocité. Du groupe d’enfants, quelques figures émergent : plus particulièrement celle de « l’éclaireur », la benjamine du groupe, la plus heureuse de tous tant qu’elle se croit centre de l’univers. Mais l’univers bascule lorsque paraît sur le champ de bataille la très belle et très cruelle Elena… A l’amour comme à la guerre, on se déclare, on s’affronte, on contre-attaque, on fait la trêve, et c’est la débâcle : le « sabotage » ! Comme dans un film de cape et d’épée, les deux intrigues (guerre et amour) s’entremêlent et progressent ensemble. Comme dans tout film d’action, les pauses narratives sont l’occasion d’un élargissement du regard sur le décor de l’action : la Chine (« épouvantable ») de la Bande des Quatre (1972-1975). Pas la Chine éternelle des estampes, la Chine communiste des « dazibaos » et des ventilateurs. Dans ce récit drôlatique et alerte, l’écriture révèle tout autant qu’elle les cache les blessures de l’écrivain comblé : « Handicapée par une enfance trop heureuse, je suis abonnée à la nostalgie » (Le Sabotage amoureux, Amélie Nothomb, Ed. Magnard).

Aucun journal, aucune agence de presse, aucune historiographie n’a jamais mentionné la guerre mondiale du ghetto de San Li Tun, qui dura de 1972 à 1975. C’est à la faveur de cette barbarie que j’ai compris une vérité immense : grâce à l’ennemi, ce sinistre accident qu’est la vie devient une épopée. La mienne serait grandiose : les généraux de l’armée des Alliés m’avaient nommée éclaireur. Sans l’arrivée d’Elena, je serais restée invulnérable jusqu’au bout. Je l’ai aimée dès la première seconde. Elle fut ma belle Hélène, ma guerre de Troie, mon sabotage amoureux. J’ai tout vécu pendant ces trois années : l’héroïsme, la gloire, la traîtrise, l’amour, l’indifférence, la souffrance, l’humiliation. C’était en Chine, j’avais 7 ans. (Le Sabotage amoureux, Amélie Nothomb, éd. Albin Michel, 1993.)

 

Une production de la compagnie Biloxi 48
En coproduction avec le Théâtre de la place des Martyrs et Théâtre en Liberté
Avec l’aide du Ministère de la communauté française,
Direction générale de la Culture – Service Théâtre