Distribution

 

Avec : Hélène Gailly, Ingrid Heiderscheidt, Anne-Sophie Wilkin et la voix de Michelangelo Marchese

Mise en scène et scénographie : Christine Delmotte

Création éclairage et scénographie : Nathalie Borlée Costumes : Cathy Peraux Traduction : Alain Borlée et Paul Pourveur Assistanat général : Sabrina Nicolucci

DATES de création


du 19 mars au 12 avril 2003
Au Théâtre de la Place des Martyrs (Bruxelles – Belgique)

Nomination aux Prix du théâtre 2004.


DATES effectuées


Du 31 janvier au 4 février 05
Au Centre culturel régional de
Charleroi – l’Eden

Le 25 février 05
A la Maison de la culture Famenne-Ardenne

Le 3 mars 05
Au Centre culturel régional du Centre
(La Louvière)

Du 9 au 26 mars 2005
Au Théâtre de la Place des Martyrs (Bruxelles – Belgique)

Août 2005
Festival de Spa

 

 

Un aéroport, pendant une insurrection populaire : dans un pays ayant deux alphabets, trois religions, quatre langues, cinq nationalités, six républiques, sept pays voisins limitrophes, trois femmes attendent. La première est soucieuse, la deuxième est agacée et la troisième... ne sait pas encore où elle en est. Le nouvel ordre mondial de Mac Donald (« it’s economy, stupid ») est passé au crible de ces trois naufragées de notre temps.
« La démocratie peut en effet vous rendre bien banale et bête.
(…) Je me sens tellement bien que, de temps en temps, j’ai la tentation de voter pour l’extrême droite. »
Une tragi-comédie politico-érotique.

Décontamination

Quel est le lien entre le nouvel ordre mondial et les soutiens-gorge « wonderbra » ? Paul Pourveur apporte une réponse à sa manière avec les trois personnages féminins de Décontamination.
« Porter un « wonderbra », c’est apporter sa contribution à plus de bonté, de sensibilité, de générosité… » dit l’une.
« Je vote sans hésitation aucune pour une démocratie à la Mac Donald, tant qu’elle me laisse en paix » dit l’autre.

Voici l’histoire : Trois femmes attendent dans l’aéroport d’un pays ayant deux alphabets, trois religions, quatre langues, cinq nationalités, six républiques et sept pays voisins limitrophes. La première femme est soucieuse, la deuxième agacée, et la troisième... ne sait pas encore où elle en est.

Le questionnement de ces trois femmes pourrait se passer dans beaucoup d’endroits de notre planète, chez ceux qui ne veulent pas jouer le jeu du nouvel ordre mondial.

Il y a dans ce texte toute l’ironie et la recherche effrénée de la réalité, de la vérité de Paul Pourveur : décontamination des idées reçues, des clichés, des soi-disant évidences.
Les pensées circulent entre ces trois femmes, elles nous touchent justement par leurs réalités, leurs vérités.

« En supposant que la vérité existe réellement. Et non un mélange de tromperie, de bonne foi, d’erreur et d’authenticité » dit la troisième.

Et comme nous l’avions déjà appris dans une autre pièce de théâtre de Paul Pourveur « Aurore Boréale » qui traitait entre autres de physique quantique, il se peut que la recherche du « fond rocheux » de la réalité, c’est-à-dire de son constituant ultime, ne soit que la quête d’une illusion.

Christine Delmotte

Un extrait de « Décontamination »,
une tragi-comédie politico-érotique

Elle 1:
...
C’est quand même ahurissant qu'un homme n’embrasse jamais une femme à pleine bouche après qu’elle lui ait fait une pipe ?

Elle 2:
...
Elle 3:
...
Elle 1:
Je l'ai dit à voix haute ? Mille excuses.
Quand j'ai des soucis, je pense toujours à voix haute.
Elle 2:
...
Elle 3:
...
Elle 1:
C’est quand même incroyable qu’ils aient fermé les "taxfree".
Elle 3:
Vous pensez encore tout haut ?
Elle 1:
Un cas limite, je crois.
Elle 3:
Entre penser et parler ?
Elle 1:
Quelque chose comme ça, oui.
Elle 3:
Entre cacher les choses ou les divulguer.
Elle 1:
Ca aussi, quoique...
Elle 3:
Ou entre être et ne pas être ?
Elle 1:
Ca, c'est un peu exagéré.
Elle 3:
Ou entre ce qui a été et ce qui sera ?
Elle 1:
Où voulez-vous en venir ?
Elle 3:
Vous avez raison. Les ‘taxfree’ auraient du rester ouverts.
Ils peuvent fermer et encercler l'aéroport, mais – on ne touche pas aux magasins hors-taxes.
Ces magasins sont placés entre deux pays, deux cultures. Ils sont pour ainsi dire à la fois porte d’entrée et de sortie. Ces endroits séparent deux destins, ne sont ni l’un ni l’autre.
...

Une production de la Compagnie Biloxi 48
Avec l’aide du Ministère de la communauté française,
Direction générale de la Culture – Service Théâtre