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EXTRAITS DE PRESSE
Patrick Brüll porte avec feu ce conte moraliste, seul en scène voyageant dans le temps, de montagnes en monastères, de rédemption en abnégation.
Le MAD.
Mise en scène avec beaucoup de doigté et une stylisation bien comprise des enseignements bouddhiques, le message passe très bien la rampe, beaucoup mieux que de grands effets spectaculaires. Nul besoin, non plus, de se pencher au préalable sur des textes sacrés pour comprendre le sens des paroles poétiques et autres métaphores. Après « Sur les traces de Siddhârta », c’est la seconde mise en scène de Christine Delmotte traitant d’un sujet directement lié au bouddhisme.
Rue du Théâtre.
Le comédien porte avec aisance et ardeur ce tourbillon de « je » (Simon, Milarepa, Svastika), démêlant habilement le jeu des réincarnations. Le délicat travail vidéo de Caroline Cereghetti donne une touche d’enivrement à ce voyage bouddhiste avec ses images mystérieuses et envoûtantes.
Le Soir
Pour porter ces voix multiples, il fallait en choisir une. Ce n’est pas la première fois que Christine Delmotte (qu’un voyage au Tibet il y a vingt ans a marqué jusque dans sa pratique de mise en scène) fait appel à Patrick Brüll. Le comédien, par ailleurs « voix » professionnelle (doublage, pub, annonces pour la RTBF), déploie sur le plateau une palette physique et vocale étonnante. Un écho à ce parcours qui va du jeu au je, dans un vertige que sculptent les lumières de Nathalie Borlée et habitent les images en mouvement de Yumma Mudra et Caroline Cereghetti.
La Libre Belgique
Premier volet du cycle de l'invisible
Simon fait chaque nuit le même rêve dont une femme énigmatique lui livre la clef : il est la réincarnation de l'oncle de Milarepa, le célèbre ermite tibétain du XIe siècle, qui vouait à son neveu une haine inexpiable. Pour sortir du cycle des renaissances, Simon doit raconter l'histoire des deux hommes, s'identifiant à eux au point de mêler leur identité et la sienne.
Mais où commence le rêve, où finit le réel ?
Eric-Emmanuel Schmitt, dans ce monologue qui est aussi un conte dans l'esprit du bouddhisme tibétain, poursuit son questionnement philosophique : la réalité existe-t-elle en dehors de la perception que l'on en a ?
En une dizaine d'années, Eric-Emmanuel Schmitt est devenu un des auteurs francophones les plus lus et les plus représentés dans le monde.
Né en 1960, normalien, agrégé de philosophie, docteur, il s'est fait connaître au théâtre avec Le Visiteur, Variations énigmatiques, Le Libertin, Hôtel des deux mondes, Petits crimes conjugaux, Mes Evangiles, La Tectonique des sentiments… Plébiscitées tant par le public que par la critique, ses pièces ont été récompensées par plusieurs Molière et le Grand Prix du théâtre de l'Académie française. Son œuvre est désormais jouée dans plus de quarante pays.
Il écrit le Cycle de l'Invisible, cinq récits sur l'enfance et la spiritualité, qui rencontrent un immense succès aussi bien sur scène qu'en librairie : Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, L'Enfant de Noé et Le sumo qui ne pouvait pas grossir… et de nombreux romans.
…Au XIe siècle, Milarepa fit un trajet ahurissant : de bandit, il devint saint.
Consacrant sa prime jeunesse à la vengeance, voleur, incendiaire, assassin, il passa le reste de sa vie à marcher vers le calme et le Bien. Les hautes figures spirituelles sont toujours des acrobates, des spécialistes du grand écart. Elles parcourent les extrêmes de l'humain. Elles nous nourrissent par l'exemple de leur grand voyage, car, elles, elles parviennent au terme, alors que nous, milliards d'humains ordinaires, nous ballottons sans cesse du Mal au Bien, de la douleur au bonheur, du calme à l'inquiétude, sans jamais nous fixer, sans jamais nous purger, sans jamais nous engager absolument. Milarepa avait la pureté d'un achèvement.
J'ai écrit un monologue. C'est une forme théâtrale que j'aime, bien que le passé l'ait ignoré et que le présent en abuse. Car il s'agit bien de théâtre, et non de récit.
Le monologue, certes n'est que la parole d'une conscience mais il offre des espaces de jeu au comédien, il fait place à d'autres personnages, aux dialogues, aux scènes, aux ruptures de ton et de temps. Dans Milarepa, je me suis ingénié, de façon bouddhiste, à faire en sorte que les "je" se succèdent, voir se confondent, car le narrateur Simon, un homme d'aujourd'hui, doit achever le cycle de ses vies antérieures en les narrant au public. Le monologue, tout naturellement et tout philosophiquement devient donc duologue, trilogue, voir plus... Une expérience troublante pour le comédien, mais encore plus pour le spectateur.
Eric-Emmanuel Schmitt
L'air des cimes tibétaines traverse ce monologue confié à un homme d'aujourd'hui.
… Eric-Emmanuel Schmitt s'empare de cette histoire avec une belle simplicité, une foi, une sorte de belle lumière qui donne à sa plume la sincérité, l'allant, les éclats…
Olivier Schmitt- Le Monde
Une production de la Compagnie Biloxi 48
Avec l'aide du Ministère de la communauté française.Direction générale de la Culture – Service Théâtre
